Quelles sont les

raisons de la disparition

      des capacités d'accueil écologique de nos       

         territoires ?

  1. Les raisons de la disparition de la biodiversité sont connues, ce sont celles qui ont détruit, détruisent encore ou fragilisent les espaces naturels (en les transformant en espaces urbains ou agricoles) et qui mettent en place des obstacles entre ces espaces (réseau de transport, bâtiments...). Ce sont également celles qui mettent à mal les chaînes alimentaires, en en détruisant notamment les premiers maillons que sont les insectes (en raison des pesticides, des plantes horticoles, de la disparition du bois mort...).

  2. Il faut ajouter des évolutions architecturales et urbaines défavorables à l'accueil faune-flore. Pourtant le milieu urbain est généralement plus riche à l'hectare que des terres agricoles (intensives), car il présente une mosaïque d'habitats (cf, les caractéristiques du milieu urbain).

 

1. Les raisons de la disparition de la biodiversité sont connues, ce sont celles qui ont détruit, détruisent encore ou fragilisent les espaces naturels et qui mettent en place des obstacles entre ces espaces (réseau routier, bâtiments...). Ce sont également celles qui mettent à mal les chaînes alimentaires, en détruisant notamment les premiers maillons que sont les insectes (pesticides, plantes horticoles, disparition du bois mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • avec l’urbanisation et l’agriculture, les espaces naturels disparaissent.


  • les territoires sont isolés les uns des autres par le passage de routes, des voieries ou par des obstacles comme des clôtures, des barrages empêchant le déplacement des espèces, limitant leurs espaces, c'est la fragmentation du territoire.

  • les rejets de nos activités industrielles et agricoles (air, eau, sol) mais également notre mode vie (habitation, transport, consommation, éclairage nocturne, bruit) ou même des modes de gestion intensifs de nos espaces verts (phytosanitaires chimiques, taille et tonte intempestives)…perturbent profondément la qualité biologique des espaces.

  • l'agriculture intensive est particulièrement responsable de cette fragilisation : arrachage des haies, remblayage des mares, pesticides, une et une seule variété à l'hectare, et que rien d'autre ne pousse... Ce sont des km² qui n'accueillent plus d'insectes, d'oiseaux ou de mammifères. Cette agriculture développe des déserts écologiques sans compter la perte de qualité des eaux qu'elle engendre.

  • enfin, le réchauffement climatique bouleverse les conditions de vie animale et végétale et entraîne des migrations. Les difficultés apparaissent lorsqu’une espèce ne retrouve pas ailleurs le milieu dont elle a besoin, ce qui est souvent le cas.

 

2. Il faut ajouter des évolutions architecturales et urbaines défavorables à l'accueil faune-flore, qui  accentuent ces difficultés. Pourtant le milieu urbain est généralement plus riche à l'hectare que des terres agricoles (intensives), car il présente une mosaïque d'habitats (cf, notre rubrique "les caractéristiques du milieu urbain").

 

  • un renouveau architectural lié à l'évolution des techniques favorisant des matériaux sans interstices, sans cavités comme le béton ou le verre a amené à diminuer les capacités de nidification classique qu'offraient les bâtiments anciens. Mésanges, chauve-souris, rouges-queues, moineaux, hirondelles, choucas des tours, martinets... ne savent plus où loger.

  • la minéralisation du foncier amène une réduction drastique des espaces de pleine terre et donc des espaces végétalisés.

  • une gestion inadaptée des espaces verts publics participe de cette fragilisation. Cette mauvaise gestion est aujourd'hui enrayée par la mise en place par les villes de la gestion différenciée de leurs espaces verts mais qui est encore insuffisamment développée dans nos communes.

  • l'introduction de nombreuses espèces végétales horticoles, invasives ou issues d'autres climats ont artificialisé les espaces verts en présence en ville.

  • le développement accru des nuisances liées à l'activité humaine perturbe de façon exponentielle la vie naturelle avec notamment les transports qui quadrillent les milieux urbains et font obstacle au moindre déplacement animal, la pollution lumineuse nocturne qui perturbe profondément les cycles naturels animaux et végétaux mais également l'ensemble de nos rejets (air, eau, sol).